
 | Cliché |  |  | Dans l'idéal, il faudrait aborder Avignon par le Rhône, plusieurs écrivains ont décrit la première vision de la ville en amont du fleuve, on pense à Mérimée, Hugo, Mistral, Dickens... Arriver par la voie d'eau mettait l'accent sur l'essentiel de cette ville solide, fortifiée : son rapport avec le Rhône. D'un côté, s'étend le rivage verdoyant de l'île de la Barthelasse, et de l'autre les murs uniformément pâles de la ville, en retrait du fleuve. Derrière ces murs d'un autre temps, se dresse la masse colossale et rigide du Palais des Papes, au dessus d'un fouillis de toits de tuiles patinées, d'où émerge une floraison de clochers...
Malgré les ravages du temps, Avignon, pour un oeil non averti, est restée en grande partie intacte. Si la ville est gaie, animée, on s'interroge devant certains monuments, et tout particulièrement face au Palais des Papes. En effet, comment imaginer ces lieux autrement que nous les voyons, glacés, sans vie ? Qui ressemble plus à un château fort qu'à un palais ? Face à sa masse imposante, l'hôtel des Monnaies, expose sa splendeur baroque. Plus haut, l'élégante façade du Petit Palais coiffe l'horizon de cet immense espace, qui n'est ni une esplanade, ni une véritable place, et cache aux regards trop pressés l'admirable vue sur Villeneuve et le fort Saint-André... |  Vue du Rocher des Doms sur la ville. |  |  |  Arcade romaine. Sur les nombreuses arcades romaines de la rue de la Petite-Fusterie, seule celle de la rue Saint-Etienne est visible et nous donne un aperçu de ce curieux monument antique. |

 | |  |  | C'est du Rocher des Doms, aménagé au dix-neuvième siècle, que le visiteur découvrira la plus belle vue sur la ville et sur la vallée du Rhône. Le contraste entre la plaine du Comtat et les collines sèches et blanches de Villeneuve est saisissant. On croit retrouver l'esprit des toiles de Corot, à son retour d'Italie. Au nord, on aperçoit les différents aménagements du fleuve, les usines de Sorgues, presque irréelles dans ce paysage verdoyant, dominé au loin par la masse du Ventoux. Plein sud, l'étonnant double viaduc du TGV, enjambe le fleuve, avec une rare élégance pour un ouvrage de cette taille. |  |  Vestiges des remparts de la commune, au croisement des rues Joseph-Vernet et Saint Charles. Edifiée aux XII et XIIIe siècles, ces remparts occupaient à peu près l'emplacement de l'enceinte romaine du 1er siècle. |  |  | Au pied du Rocher des Doms, coule le Rhône assagi, tandis que le Pont Saint-Bénézet endormi veille sur sa légende. Du jardin, on domine aussi la ville enfermée dans ses remparts, hérissée de tours, de tourelles et de clochers. Tours étranges de Saint-Symphorien et des Augustins que l'on prendrait pour des minarets, tour carrée de Saint-Agricol, beffroi de l'Hôtel de Ville, clocher ruiné des Cordeliers, flèches de Saint-Pierre, de Saint-Didier, des Pénitents blancs et de Saint-Martial... Hors les murs, quelques grands immeubles dressent leurs étages réguliers contre le mistral, tandis qu'à l'horizon, la rondeur du Luberon, contraste avec le profil dentelé des Alpilles. |  |  Rue Saint-Etienne : arceaux médiévaux mis à jour en 1912. |  | Qui a vu Avignon, ses tours, ses clochers et ses remparts illuminés par le soleil couchant, ne peut plus séparer cette merveilleuse apparition des accents de Frédéric Mistral saluant la cité des Papes, des bords du Rhône :
" C'est Avignon et le Palais des Papes ! Avignon ! Avignon sur sa roque géante ! Avignon, la sonneuse de joie, qui, l'une après l'autre, élève les pointes de ses clochers tout semés de fleurons ; Avignon, la filleule de Saint-Pierre, qui en a vu la barque et l'ancre dans son port et en porta les clefs à sa ceinture de créneaux ; Avignon, la ville accorte que le mistral trousse et décoiffe, et qui pour avoir vu la gloire tant reluire, n'a gardé pour elle que l'insouciance... ". |  |  Eglise de Montfavet. Placée sous le vocable de Notre-Dame-de-Bon-Repos, l |

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